02/06/2026
Derrière cette collection, il y a tout ce qu’on ne voit pas : des prototypes ratés, des essais techniques, des choix économiques, et beaucoup de discussions orageuses entre moi et moi.
Les pierres synthétiques d’abord. Un sujet souvent réduit à quelques phrases choc : “ce n’est pas mieux pour la planète”, “ça consomme énormément d’énergie”, “c’est fabriqué en Chine”, “et pourquoi t’as un iphone si t’es écolo ?”. Ce genre de raccourci me fatigue parce qu’il contourne le sujet de l’éthique des pierres en bijouterie joaillerie. C’est le *tu quoque* des rhétoriciens ou le “miroir magique” des cours de récré.
Mais pourquoi j’ai décidé d’utiliser ces pierres ? Parce qu’elles résistent aux hautes températures et me permettent de réaliser mon serti “fusion”, où la pierre est littéralement prise dans le métal. C’est aussi un choix économique : elles rendent la collection un peu plus accessible. Et enfin, elles m’ouvrent un champ créatif bien plus grand et un grand choix de couleurs.
Il y a aussi un petit vase miniature pensé pour être réellement fonctionnel, capable de contenir une fleur ou un très petit message, ce qui m’a obligée à résoudre une vraie contrainte technique.
Et enfin, des maillons et des anneaux fabriqués un à un à la main et pensés pour le mouvement : rien n’est parfaitement identique, tout est fait pour vivre avec le corps.
Strange Water est une collection de compromis conscients : cohérente avec mes valeurs, plus accessible, et plus créatives. Pas parfaite, mais assumée.
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