06/09/2026
Le plus étrange avec le syndrome de l’imposteur, c’est qu’il ne disparaît pas nécessairement avec le temps.
On pense qu’après quelques années, après certains accomplissements, après certains objectifs atteints… on va enfin se sentir légitime.
Mais parfois, même après tout ça, il reste une petite voix qui dit :
« As-tu vraiment ta place? »
En fait, je réalise que les personnes passionnées doutent souvent d’elles-mêmes parce qu’elles tiennent réellement à ce qu’elles font. On met naturellement plus de cœur, plus d’énergie et plus d’attentes dans les projets qui nous sont précieux.
Pendant longtemps, j’ai cru que la confiance venait avant l’action. Que j’allais un jour me réveiller avec la certitude que j’étais assez compétente, assez créative ou assez prête pour foncer.
Mais ce jour-là n’est jamais vraiment arrivé.
À la place, j’ai lancé des produits malgré les doutes. J’ai envoyé des candidatures pour des marchés en me demandant si j’étais à la hauteur. J’ai accepté des opportunités qui me faisaient peur. Et chaque fois, j’ai découvert que le courage n’était pas l’absence de doute, mais la décision d’avancer malgré lui.
C’est pourquoi je n’attends plus d’être parfaite pour avancer.
J’avance quand même, avec mes questions, mes hésitations et mes imperfections.
Et si je me trompe parfois, j’apprendrai. Si je réussis, tant mieux. Mais dans tous les cas, je refuse de laisser cette petite voix décider à ma place.
Alors j’avance. On verra où ça me mènera. 🤍