28/09/2026
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IKEPOD : Le rond du pas carré…
On attend généralement les montres Ikepod du côté des boîtiers ovoïdes au design audacieux, façon soucoupes volantes, mais c’est oublier que la marque avait déjà exploré, il y a vingt-cinq ans, une forme assez disruptive, pas rectangulaire mais presque, pas trop tonneau mais quand même [la Manatee a par la suite été déclinée dans différents matériaux tout aussi rupturistes]. La maison Ikepod revenant petit à petit sur le devant de la scène, chez les collectionneurs comme au poignet de nouvelles générations, trop heureuses d’échapper enfin à la dictature mécanique des boîtiers néo-conformistes « à la Genta ». Voici donc la Minipod, lointaine cousine de la Manatee, menue comme il se doit pour une montre vraiment contemporaine version 2026 (38,3 mm x 33,3 mm pour le boîtier compact en acier à bracelet caoutchouc intégré), mouvement électronique Miyota parce que ça marche très bien, précisément, sans qu’on se prenne la tête, et prix ultra-câlin (un peu moins de 700 euros) avec un grand choix de couleurs (huit options plus ou moins sages). La grammaire graphique reste la même, avec un design fondé sur l’usage original de la couleur pour exprimer des formes [le rond classique des Ikepod historiques n’est pas trahi : il est ici magnifié par sa stylisation]. C’est beaucoup mieux qu’une montre qui donne l’heure : c’est un symbole qui donne à réfléchir – un signe extérieur de richesse esthétique qui casse les codes avec un sourire tout en rondeurs dans un espace plus très carré. Ikepod est en train de s’imposer comme la nouvelle Swatch, en plus subtilement disruptif que dans les années 1980...