14/09/2026
✨Pourquoi le bronze n’a pas le label « recyclé »✨
On me demande souvent à l’atelier pourquoi le bronze ne bénéficie pas de la mention « recyclé », contrairement à l’argent et l’or que j’emploie. La réponse se cache dans les règles de l’art de la fonte des métaux, mais pas seulement…
Pour qu’un alliage puisse être officiellement qualifié de « recyclé », il doit remplir un critère réglementaire précis : provenir d’une chaîne d’approvisionnement garantissant un métal 100 % issu du recyclage.
Si l’or et l’argent précieux se recyclent et se purifient facilement à l’infini en usine, cette filière industrielle n’existe pas en petite quantité pour les artisans travaillant les métaux de base comme le bronze. Le bronze neuf que j’achète, fabriqué en Italie, est donc standard. C’est un bronze de haute technologie, spécialement conçu et conditionné pour la bijouterie, qui garantit une qualité et une durabilité irréprochable.
Pour autant, à l’atelier, rien ne se perd. Chaque chute et chaque tige de coulée sont méticuleusement nettoyés et réutilisés dans la fonte suivante. Associer ces chutes à du métal neuf est la condition sine qua non pour garantir un bronze sans porosités et parfaitement stable — une règle technique qui s’applique d’ailleurs également à l’or ou à l’argent. Mais pour afficher officiellement le label « recyclé », il faudrait pouvoir associer mes chutes d’atelier à du métal neuf lui-même certifié « recyclé ». Cette option n’existant pas pour le bronze d’art, l’appellation est impossible.
C’est donc au cœur même de ma pratique que se situe une vraie démarche d’éco-conception, et non dans un qualificatif. Ne pas utiliser le mot « recyclé » pour le bronze est un choix de transparence né de cette cohérence globale, qui va du choix rigoureux des matières premières jusqu’aux moyens employés.
En choisissant un artisanat issu du savoir-faire, soucieux de la qualité des matériaux utilisés ainsi que de leur impact, vous posez ainsi un geste éthique véritable et responsable au plus près de chez vous.
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