11/02/2026
La marqueterie m’a sauvée.
Cette année, cela fera 10 ans que je me suis lancée dans cette aventure.
Et 11 ans que tout a basculé.
À l’époque, j’étais jeune maman. Ma fille avait un an et demi.
Je travaillais en menuiserie fabrication quand nous avons appris le su***de de celui qui avait été mon ami, mon frère de cœur, et mon premier amour.
Sept années d’histoire.
Pour moi, ce fut un effondrement intérieur.
Plus de goût.
Ni pour la vie, ni pour prendre soin de moi.
Ma manière de regarder le monde s’est brisée.
J’ai terminé mon contrat, perdue, terriblement triste.
Et j’ai commencé une psychothérapie. La première de ma vie.
La psy qui "m'a été envoyée" était la même que celle que j’avais vue au lycée, à l’époque où je rêvais de faire… de la marqueterie.
J’avais complètement oublié ce rêve.
Et alors que je n’avais plus de direction, elle a été cette veilleuse.
Celle qui n’éclaire pas à ta place, mais qui rallume la flamme.
Il restait trois semaines pour monter un dossier, demander une subvention.
Les métiers d’art faisaient partie des formations non financées.
Tous… sauf un.
La marqueterie.
Pourquoi ? Je ne le saurai jamais.
Mais elle s’inscrivait parfaitement dans mon parcours du bois.
Une chance. Une vraie.
J’ai été admise.
Et quelques mois plus t**d, j’entrais en formation.
Là, tout s’est ouvert.
La révélation d’un talent sous-jacent.
L’amour de la délicatesse, de la précision, de la patience.
Un geste après l’autre.
Comme une méditation.
Je me suis épanouie à tous les niveaux :
manuel, artistique, humain, social.
La marqueterie m’a sauvée.
D’un tourbillon.
D’une chute.
C’est elle qui m’a relevée.
Qui m’a élevée.
Qui m’a redonné confiance.
Qui m’a rendu le goût.
Depuis 7 ans, à travers mon entreprise, je lui rends hommage.
À chaque pièce.
À chaque veinure.
À chaque silence habité.
Parfois, on ne choisit pas un métier.
On trouve la clé qui nous ramène à nous-mêmes.
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