10/10/2026
Quand j’étais enfant, les étés à Nabeul avaient quelque chose de féerique 🌙✨
Je me souviens de ma tante Randa, apparaissant le jour de son mariage dans son Marsaoui, l’une des somptueuses tenues traditionnelles des mariées de Nabeul. Un petit corsage brodé et un immense pantalon bouffant, scintillant de mille feux.
J’adorais Peau d’Âne de Jacques Demy. Et devant ma tante Randa, j’avais l’impression de voir surgir, sous le soleil de Tunisie, cette fameuse robe couleur de lune. Le jour de son mariage, ma tante brillait de tout l’éclat de l’astre de la nuit, dans toute sa splendeur🌙✨
J’étais émerveillée, fascinée, intriguée par tous ces reflets, par cette étoffe qui semblait avoir capturé la lumière.
Bien plus t**d, j’ai découvert les secrets de cette magie une myriade de sequins d’argent venus tout droit de Lyon et de cannetille, patiemment brodés à la main. J’ai alors demandé à ma grand-mère de m’en apprendre la technique.
Sur l’une de ces photographies, je suis encore petite, la tête posée sur les genoux de mon oncle Mourad, perdue dans mes rêveries, sans imaginer que ces étés merveilleux, ces costumes étincelants et ces souvenirs d’enfance nourriraient un jour mon travail d’artiste.
Aujourd’hui, ma tante Randa et un petit morceau de cette enfance scintillante ont trouvé leur place à Institut du monde arabe , dans l’exposition « Vive la mariée ».