16/10/2026
Les marchés, juste parce que l’emplacement n’est pas cher. Plein vent ou créateurs, peu importe.
J’en ai fait beaucoup. Parce que je me disais “allez, tente, on ne sait jamais”. Parce qu’on m’appelait, que c’était une connaissance de connaissance, et que je n’osais pas dire non.
Alors j’arrivais à 7h, je déchargeais la voiture, je montais le stand, j’installais chaque bijou. Les gens passaient, s’arrêtaient, trouvaient ça beau, et continuaient leur balade. Parfois, à côté, il y avait des bijoux à 15 €, et c’était difficile d’expliquer sur un coin de table pourquoi les miens coûtaient plus cher. Le soir, je démontais tout, je rechargeais tout, et je rentrais fatiguée et démoralisée.
J’avais déjà commencé à en faire moins. Mais les derniers ont été de vraies catastrophes. Et là, j’ai compris. Ce n’était pas une question de bijoux, ni de clientes. C’était juste pas ma place. Alors j’ai arrêté.
Un bijou fait main, en argent, ça se choisit quand on prend le temps. Quand on peut voir comment il est fait, et par qui.
Aujourd’hui, je prends ce temps-là. À l’atelier, sur le site, avec celles qui viennent vraiment pour mes bijoux et avec celle qui viennent elles-mêmes fabriquer lors d’ateliers (comme dans la vidéo).
Ce n’est pas un jugement. Ces marchés conviennent très bien à d’autres. Mais parfois, au fond de soi, on sent que quelque chose ne colle pas. Et cet instinct-là, il faut vraiment l’écouter.
Dire non, c’est aussi choisir sa place.
Et toi, tu dis encore oui juste pour ne pas vexer ? 👇