13/05/2026
Je rencontre souvent parmi mes clientes des femmes qui me demandent de venir pour des problèmes de rangement mais dont la maison raconte une autre histoire : celle d’une maison où se sont accumulées les affaires des autres vivants ou morts. Le problème n’est pas celui du rangement mais celui de faire passer systématiquement les besoins réels, et parfois même supposés, des autres avant les siens.
Je garderai en mémoire comme un cas d’école cette femme qui vivait seule dans une maison de 150 m2 et chambres sans pouvoir installer son atelier de peinture qui lui tenait tant à cœur. Elle stockait les documents administratifs d’un compagnon mort il y a 10 ans, sa collection de cassettes vidéo pour si jamais un locataire d’une chambre en Aibnb aimait le cinéma, les meubles de sa mère décédée dans l’hypothèse où ses enfants pourraient en avoir un jour envie (sans qu’ils aient manifesté un début d’envie), etc… quand elle en a pris conscience, nous avons pu commencer à vider les pièces et elle a pu s’attribuer la plus jolie chambre de la maison pour son atelier.
Cela vous fait sourire ? Demandez-vous si vous aussi, vous ne conservez pas par loyauté, parce que ça pourrait servir un jour, pour vos futurs petits-enfants, des objets qui s’amoncellent et vous empêchent de réaliser vos propres aspirations. Ça arrive très vite, tant les femmes sont éduquées à être dans le désir des autres. Et à ne pas exiger pour elles. Et non, avoir une jolie cuisine pour préparer les repas ou une buanderie instagramable, n’est pas un espace à soi 😉