13/09/2025
✨S’autoriser des libertés avec le réel✨
Mes modestes pas de côté de la semaine, qui, je l’espère ne seront pas les derniers.
Depuis que je me suis mise à peindre, je me bats contre une forme de retenue vis-à-vis du réel. J’agis, presque contre mon gré, comme si celui-ci devait absolument être respecté pour que mon travail soit « valable ».
Je me suis penchée sur cette difficulté pour tenter de l’expliquer :
✅Le poids du réalisme : on a souvent été habitué à « bien représenter » (dessiner comme en vrai, raconter comme dans la réalité). S’écarter de cette fidélité peut donner l’impression de faire « faux » ou « mal ».
✅La peur du jugement : au début, on cherche une légitimité. Transformer le réel, c’est s’exposer à ce que d’autres trouvent ça « invraisemblable » ou « raté ».
✅Le manque d’expérience technique : pour oser déformer, simplifier ou inventer, il faut souvent d’abord avoir une certaine maîtrise des techniques de base.
✅Une question de confiance : autoriser des écarts suppose de croire que sa vision, même subjective ou étrange, a une valeur artistique. Une assurance qui se construit en pratiquant.
✅La culture de l’art comme liberté : il faut parfois du temps pour intégrer que l’art n’est pas une copie du réel mais une interprétation, un langage. Les artistes confirmés transforment, exagèrent, symbolisent sans hésiter, mais c’est souvent le fruit d’un cheminement.
En résumé, la difficulté vient surtout d’un mélange de peur, d’habitudes d’apprentissage et de recherche de légitimité. Avec l’expérience, on comprend que « trahir » le réel, c’est aussi une manière de mieux le révéler.
Très bon weekend créatif (ou pas)
Sonia